La sogne d'Auvers à l'époque de la Bête
La sogne d'Auvers

Tout les passionnés savent à quoi ressemble la sogne d'Auvers de nos jours, oit en s'étant rendu sur place, soit par photo. Mais peu savent à quoi ressemblait l'endroit à l'époque dela Bête. Ayant été amené à scénariser la chasse du marquis d'Apcher du 19 juin 1767, j'ai également imaginé ce que à quoi la sogne devait ressmebler ce jour là...
Revenons Tout d'abord succintement sur les événements de cette avant-veille de solstice d'été. Suite à une "n"ième victime, le marquis d'Apcher part en chasse le 18 juin 1767 au soir. Le lendemain vers 10h30, au lieu dit de la sogne d'Auvers, Jean Chastel abat enfin la Bête du Gévaudan. J'ai déjà développé le sujet du déroulement de la chasse du marquis, aussi je vais m'attarder ici sur le lieu qui a vu la Bête tomber...

Le lieu justement, c'est la sogne d'Auvers et la forêt de la Tennezeyre.
Si vous vous balladez dans le coin d'Auvers, vous verrez la quasi totalité du Mont Mouchet couverte de forêt, et la sogne perdue dans les bois. Hors à l'époque, le flanc du mont qui donne sur la vallée de la Desge n'abritait qu'un seul bois (probablement celui du marquis, d'ailleurs) et les bois de la Tennazeyre ne couvraient, quant à eux, qu'une partie essentiellement sur le versant nord.

transposition des forêts des cartes de Cassini sur Google Earth

Ci-dessus, une transposition des forêts des cartes de Cassini sur Google Earth. J'ai du adapter un petit peu au relief, mais on se rend compte à quel point le paysage n'a, mine de rien, rien à voir avec celui du 18ème, en ce qui concerne les bois tout du moins. Car à la place d'une grande partie des forêts actuelles, il faut imaginer des champs, des pâturages, des bosquets épars. Même si la carte de Cassini spécifique à ce coin là ne fut cartographiée qu'en 1777, il y a peu de chances que les forêts aient changé significativement en 10 ans, et compte tenu de la rigueur de ces cartes, qui ne furent mises au placard qu'avec l'avènement des images satellites, on peut penser sans prendre de risque que les forêts ont été dessinées avec autant de soin que le reste.

La sogne d'Auvers vue par rapport au relief du mont Mouchet

Avec la vue de dessus, on se rend bien compte que la sogne, à l'époque, n'était pas dans les bois, mais à la lisière, et c'est à prendre dans le sens large du terme, à une distance de 100 ou 200 m du plus gros du bois. Mais elle se situait également au-dessus de la forêt, sur les pentes du mont Mouchet. Après moult et moult réflexions sur le sujet, et en tenant comtpe de ces deux paramètres, j'ai cherché sur le net des photos qui pourraient représenter ce à quoi la sogne d'Auvers pouvait ressembler en 1767.
J'ai trouvé celle ci-dessous, que j'ai retouché en effaçant quelques arbres.

La sogne d'Auvers telle qu'elle était en 1767

Il faut faire abstraction du ruisseau au milieu, mais garder le large chemin qui traverse. Bien que les cartes de Cassini définissent des contours bien noirs aux bois qu'elles représentent, il me paraît judicieux de penser que le forêt de la Tennezeyre se terminait sûrement ainsi (photo juste au-dessus) : hautes herbes, arbres épars, sol spongieux, montant d'un côté vers le sommet du mont Mouchet, et descandant de l'autre dans la forêt. Sur la photo qui suit, une représentation de la sogne telle qu'elle a pu être (moins le village en arrière plan).

La sogne d'Auvers telle qu'elle était en 1767
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