Etude du procès de la famille Rodier

Je n'ai pas de certitude quant à la nature de la Bête, ou des Bêtes de l'affaire (puisque pour moi il y en a eu au moins deux), mais on ne peut nier le fait que la Bête a été dressée à tuer. De tous les comportementalistes, éleveurs ou dresseurs avec qui j'ai eu l'occasion de discuter, tous m'ont dit la même chose : lâché dans la nature, si un canidé qui attaque l'homme cela signifie obligatoirement qu'ily a eu dressage.

Mais je suis également certain que l'on ne peut pas dresser un loup.
Alors quoi ?
Délirons ensemble, vous voulez bien ?

Imaginez le cadet de notre famille Rodier, obligé de quitter sans retour la province qui l'a vu naître, effacé jusqu'au registres des villes. Il n'est plus personne. S'il lui est passé par la tête l'envie de se venger il avait tout :

Et...? me direz-vous ?
C'est tout. La démonstration s'arrête là. Car aussi séduisante que soit l'idée d'une vengeance de la part de ce jeune membre de la famille Rodier, qu'on a obligé à regarder ses parents être exécuté, qui lui-même a été banni et dont le propre frère l'a trahi, il y a des impossibilités.

D'un point de vue temps : nous sommes en mars 1762, il reste deux ans et trois mois avant de début de l'affaire. Le fils cadet a 15 ans, au début de l'affaire il aura 17 ans et demi. Je ne dis pas qu'il ne serait pas assez mur, on "était un homme" plus tôt à cette époque, mais deux ans et demi à se débrouiller seul...
Ou alors il faut envisager qu'il se fasse aider, peut-être par quelqu'un qui connaissait les parents et le prend en pitié ?

Je l'imagine quand même mal mettre en déroute les dragons des troupes légères de Duhamel et les louvetiers Normands, puis l'envoyé du roi.
Non, je pense que s'il faut voir une histoire de vengeance, il faut accepter qu'elle n'ait été qu'un fil conducteur sur lequel sont venu se greffer diverses affaires de meurtres et autres règlements de compte.
Mais ce n'est que mon avis personnel propre à moi-même !

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