Présentation du Capitaine Duhamel

Jean-Charles Marc Antoine Vaumesle d'Enneval (mais on peut également le trouver écrit : d'Enneval, d'Eneval, Denval ou d'Anneval) - 1703-1769. Originaire des environs de Vimoutiers, il était gentilhomme du pays d'Auge. Fils de Charles-Yves et de Marie-Anne de Fresnel, il épouse Marguerite-Jacqueline de Malherbe de la Gravelle qui lui donnera un fils : Jean-François, né le 08/03/34.
"L'un des meilleurs chasseurs de loups qui ait jamais existé", d'après son ami Le Verrier de la Conterie, veneur normand qui fait autorité. Lui et son fils comptent plus de douze cents loups à leur tableau de chasse et ont, notamment, débarrassé la Forêt Royale d'Eu, en Normandie, des loups qui l'infestaient Son fils fut capitaine au régiment de Bresse en 1762, puis au régiment d'Alençon.


Livrée et Armoiries du sieur Jean-Charles-Marc-Antoine Vaumesle d'Enneval, Grand Louvetier de Normandie en la Généralité d'Alençon - Election d'Argentan. Il était parfois désigné, au sein de la Louveterie Provinciale, comme Martin d'Enneval ou monsieur le marquis d'Enneval. Son Blason était assez proche de celui de son père, Charles-Yves de Vaumesle, Ecuyer, Seigneur d'Enneval (époux de Marie des Hays) : " D'azur à trois aigles d'or 2 & 1, sur un soleil de même en chef".




Ce fut par l'intermédiaire du sieur de Lavigneu, Intendant d'Alençon, et de son ami Cromeau de Paris, commis des Finances (suppléant du Contrôleur Général des Finances Clément-Charles de l'Averdy) que son souhait de participation à la chasse de la Bête du Gévaudan, parvint jusqu'à la Cour et aux oreilles du roi Louis XV. Il fut secondé dans son entreprise de chasse par son fils, second de son équipage, Ecuyer et capitaine au régiment d'infanterie de Bresse (habit blanc, collet, parements et veste bleue) stationné à Alençon jusqu'à sa dissolution en novembre 1762. Celui-ci servit ensuite, toujours sous ce grade, au régiment des recrues d'Alençon (tenue et veste blanches avec collet, parements et revers chamois).

Il exista 33 régiments de ce type jusqu'en 1765, puis seulement sept en 1766, six en 1767, et enfin un seul en 1768, qui fut reformé pour le service des colonies avant de disparaître à son tour en 1773. Jean-François obtint une disponibilité militaire de ce régiment (congé particulier) pour accompagner son père en Gévaudan. Leur équipage était complété par leur piqueur officiel (valet de chiens à cheval) mais également par un valet de limiers de la Louveterie du comte de Montesson du Maine (qui servait aussi à cheval).

Il arrivait aux d'Enneval de chasser sur leur terre de Normandie en compagnie du comte et de son équipage et aussi parfois avec le marquis d'Oillianson (famille Oillianson / Williamson) qui était connu comme un excellent veneur et le premier Louvetier du Perche. En Gévaudan, leur équipage fut renforcé par le service des frères de Lafayette, trois excellents tireurs probablement originaires de la ville d'Aurillac, qui étaient accompagnés d'un médecin. A l'ensemble il fallait aussi ajouter le Chevalier de Montluc, frère du subdélégué de Saint-Flour, et ses trois piqueurs.