Présentation des armes du temps de la Bête du Gévaudan

Voici regroupées sur cette page les armes conventionnelles, mais aussi l'équipement règlementaire que devaient avoir avec eux les Dragons des troupes légères de Clermont-Prince.


sabres type germanique modèle 1758-1763 dit "à la hongroise"

Anecdote : Le capitaine Duhamel, emporté par sa colère suite à l'échec de ses chasses, cassa la lame de son spécimen sur le dos d'un paysan qui se montrait récalcitrant à suivre les battues. Pauvre homme !

La production de ce remarquable modèle de sabre à palmette semble s'être interrompue en 1763 et, à défaut de pouvoir s'en procurer de nouveaux à partir de cette date, les dragons de Clermont-Prince furent dans l'obligation de se pourvoir du modèle de base de 1750, à lame fléchée et monture commune à double branche, qui équipait les régiments de dragons réguliers. Il faut également se souvenir que, suivant le souhait de sa majesté Louis XV, l'ordonnance de 1759 stipulait que les troupes légères devaient harmoniser leurs équipements et leurs armements, et qu'en récompense de leurs efforts consentis sur ce point, il leur serait accordé la fourniture annuelle d'un uniforme neuf.

Un document iconographique, qui représente l'ensemble des légions durant l'année 1767 - renforcé d'un second pour 1770 - nous laisse entrevoir que l'ensemble des Légions (y compris celle de Condé) étaient équipé du modèle de sabre de 1750.
Elles conserveront ce type d'arme blanche jusqu'à l'adoption du modèle 1767-1770 en fer et à monture en demi-panier.
Les Dragons Volontaires du Dauphiné et quelques autres cavaliers des régiments des troupes légères furent pourtant équipées de ce modèle de sabre, avec parfois quelques nuances, dès l'année 1749 et jusqu'en 1767.

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Type de balle pour le mousqueton et le pistolet :

La balle de carabine étant de circonférence légèrement inférieure, du fait de la diminution du calibre du canon rayé d'une demi-ligne (1,125 mm).

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Pour finir cette section, le fusil du capitaine Duhamel (entre autre), ci-dessous :

Ce fusil d'ordonnance était utilisé par Duhamel et ses bas-officiers au cours de leur mission en Gévaudan. La version qui était distribuée aux fantassins de Clermont-Prince présentait un canon bien plus long. Ce fusil était dérivé du modéle règlementaire de 1717 qui équipait l'infanterie.

A l'instar de ses bas-officiers (maréchal des logis et fourriers), le capitaine Duhamel avait choisi de délaisser la carabine réglementaire de son unité, pour se munir d'un fusil d'ordonnance. Ce dernier était calqué sur le modèle qui équipait l'infanterie de son régiment (en casernement à Mende) mais avec un canon plus réduit. Il avait, semble t-il, préféré l'option de la puissance de l'impact de cette arme à âme lisse, qu'il prétendait charger de trois balles, plutôt que de conserver la carabine à canon rayé de sa troupe qui octroyait pourtant une très grande précision dans le tir, jusque sur une distance d'une centaine de mètres. Au delà, la balle se révélait encore très dangereuse. Le capitaine aide-major avait-il eut vent d'une quelconque difficulté à percer la peau de la Bête? Alors que dans un même temps, ses hommes tuaient des dizaines de loups avec leurs excellentes carabines ! Il est permis de s'interroger !...

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Patrick Berthelot


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