Présentation de la Bête du Ramel

Des dépliants du syndicats d'initiative de la ville d'Yssinigeaux (sous préfecture de la Haute Loire) font encore état en 2004 d'un animal mystérieux ayant sévi dans le coin : "La Bête du Ramel". J'ai retrouvé des articles de presse qui mentionnent ce fait divers qui a eu lieu à la fin des années 1950. Il ressort de ces écrits qu'aucune attaque à l'encontre des animaux ou d'êtres humains n'a eu lieu et que personne n'a vu de façon sûre l'animal en question. Les seules "preuves" de sa présence étaient un cri étrange ressemblant à un grand beuglement que l'on entendait la nuit dans les gorges profondes de la rivière Ramel.

Des chasseurs ont organisé des battues, des "spécialistes" sont venus sur place ; ils ont évoqué plusieurs possibilités : un loup en rut, une louve en chaleur, une hyène, un chacal, un chien sauvage, un énorme rapace, etc... Des empreintes "suspectes" ont été relevées, faisant songer à celles d'un loup, des plaisantins en ont rajouté beaucoup en inventant même, pour le 1er avril 1959, un étrange animal rescapé de la préhistoire, le "Ramélicus", des crédules ont cru et colporté tout ce qu'on leur disait. Bref une rumeur étrange et incontrôlable s'était emparée de la région, faisant frissonner le soir dans les chaumières. Au bout du compte cet animal semble avoir disparu de lui-même car une fois le printemps venu on n'entendit plus de cris suspects dans les gorges du Ramel. Alors qui beuglait ainsi ?

Et bien beaucoup, parmi les gens les plus sensés, s'accordent à penser qu'un grand échassier voisin du héron, un butor, dont le cri du mâle rappelle le mugissement du taureau, avait pour un temps élu domicile près d'Yssingeaux mais que voyant tout le souci qu'il causait aux alentours, il a finalement décidé d'émigrer pour des cieux plus cléments.

Butor étoilé

CONCLUSION :
Dans ces affaires de bêtes mystérieuses, que ce soit celle du Ramel, du Gévaudan ou d'ailleurs, la rumeur va souvent plus vite que les faits avérés. Il faut donc se méfier de certains témoignages comme de la grippe espagnole.


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